Pourquoi aller voir un psy ?
On consulte souvent un thérapeute lorsqu’on ressent un mal-être profond.
Pourtant, je constate régulièrement dans mon cabinet qu’il est plus facile de prendre du recul, quand les émotions négatives sont moins envahissantes.
Parcourons ensemble toutes les raisons qui peuvent vous amener à consulter.

Pour quelle raison entamer une thérapie ?
Il existe autant de motifs pour aller voir un psy que d’individus sur cette planète.
Chaque personne vit sa situation d’une manière singulière, en fonction de sa personnalité, de son histoire et de son environnement.
On peut ainsi consulter :
- Parce que l’on traverse une période de vie difficile,
- Que l’on fait face à des conflits interpersonnels,
- Ou que l’on ressent un mal-être diffus…
D’autres réalisent une psychothérapie pour des troubles psychiques plus handicapants, comme une phobie, un trouble bipolaire ou une schizophrénie.
À l’inverse, certaines personnes vont globalement bien, mais souhaitent mieux se connaître pour s’orienter plus sereinement dans leur vie.
Explorons maintenant ensemble les motifs de consultation les plus fréquents.
01. Pourquoi aller en thérapie : faire face à une épreuve de vie

Surmonter un deuil
Il s’agit sans doute de l’expérience la plus difficile à vivre.
Les études montrent d’ailleurs que la capacité à accepter la perte dépend de plusieurs facteurs, notamment :
- La nature du lien affectif avec la personne disparue
- L’âge du défunt à son décès
- Les rituels funéraires propres à la culture d’appartenance
- Le caractère brutal ou anticipé de la perte…

Subir un licenciement
Perdre un emploi peut être particulièrement éprouvant, selon la place qu’il occupait dans la vie de la personne.
Si ce travail représentait une source majeure d’épanouissement, de reconnaissance ou de lien social, sa perte peut être profondément déstabilisante.
Ainsi, cette période de fragilité constitue fréquemment un motif pour voir un thérapeute.

Consulter un psy quand on vit une rupture
Un divorce, ou même une séparation, peut être vécu comme une véritable déchirure.
Cela est particulièrement vrai lorsqu’un projet de vie a été construit à deux : une vie commune sous le même toit, des enfants, un mariage, et tout ce que cela implique.
Cette souffrance est aussi exacerbée lorsque la rupture fait suite à un acte déloyal, ou quand on a investi beaucoup de temps, d’énergie et d’espoir dans la relation.
02. Limiter l'influence du passé sur le présent

Soigner ses blessures d’enfance
Ne vous est-il jamais arrivé de réagir de manière disproportionnée dans une situation anodine, sans comprendre pourquoi ?
Certains contextes réactivent en effet des blessures anciennes, parfois oubliées ou trop précoces pour être mémorisées explicitement.
C’est une bonne raison pour consulter un thérapeute, car la psychothérapie permet de mettre en lumière les croyances limitantes nées de ce passé, comme « je suis inférieur aux autres », ou « les gens me veulent du mal »…

Briser des schémas répétitifs
Il arrive parfois que l’on se surprenne à répéter les mêmes erreurs encore et encore, sans vraiment savoir ce qui nous pousse à agir ainsi.
Ce phénomène s’explique de plusieurs façons :
- Le cerveau tend à reproduire des scénarios familiers, par économie d’énergie
- Une tentative inconsciente de réparer une relation passée à travers une relation actuelle
- La tendance à agir avec nos proches, comme nous avons appris à le faire pour être aimés dans l’enfance
- Le besoin, conscient ou non, de se punir pour une faute réelle ou imaginaire

Améliorer ses relations
Chacun aborde les relations humaines avec son passé, son tempérament et ses biais cognitifs.
Il est donc essentiel de comprendre le rôle qu’on joue dans ces dynamiques sociales.
On résout ensuite plus aisément des difficultés telles que des problèmes de communication avec un ami, une relation toxique avec un collègue ou un dysfonctionnement familial.
03. Explorer la source de ses angoisses

Traverser une transition de vie
Même lorsque l’on se réjouit de voir ses enfants quitter le nid familial, de partir à la retraite ou de déménager, ces étapes de vie peuvent parfois être déstabilisantes.
Elles révèlent souvent des angoisses ou des fragilités identitaires.
C’est un moment où l’accompagnement thérapeutique peut prendre tout son sens : afin de mieux traverser ces périodes et entamer sereinement cette nouvelle phase de vie.

Affronter ses angoisses existentielles
Il est fréquent de traverser une profonde remise en question à mi-parcours de sa vie ou à l’occasion d’un événement marquant.
Ces moments réveillent souvent des angoisses jusque-là enfouies : peur de la mort, sentiment d’absence de sens, conscience de sa solitude fondamentale…
Ces questionnements sont souvent une raison pour entamer une démarche psychothérapeutique.

Atténuer ses peurs
Nous ressentons tous des craintes de nature et d’intensité variées.
Parmi les plus fréquentes figurent la peur de l’abandon, du rejet, de l’humiliation, de la trahison ou de l’injustice.
Ces peurs jouent un rôle protecteur, nous motivant à préserver des besoins fondamentaux tels que la sécurité, l’amour ou l’estime de soi.
Cependant, elles peuvent à l’excès devenir maladaptatives.

04. Quand la consultation devient indispensable : la psychopathologie
On peut également voir un thérapeute lorsqu’on souffre d’un trouble mental, comme une anxiété généralisée, un TOC ou même des troubles de la personnalité.
Dans ces situations invalidantes, un diagnostic précis et un accompagnement spécifique sont indispensables, réalisés par des spécialistes tels qu’un psychologue ou un psychiatre.
En effet, la psychothérapie seule n’est pas toujours suffisante : il est essentiel d’évaluer la nature et l’intensité du trouble.
Dans certains cas, un traitement médicamenteux prescrit par un psychiatre s’avère nécessaire, et l’intervention de ce professionnel peut parfois mener à l’hospitalisation.
Parallèlement, le praticien en psychothérapie accompagne les personnes confrontées à des difficultés existentielles, relationnelles ou émotionnelles.
Lorsqu’il identifie une véritable pathologie psychique, il oriente le patient vers l’un des spécialistes compétents.

05. Apprendre à se connaître pour mieux s'orienter dans la vie
C’est contre-intuitif, mais on progresse souvent le mieux en psychothérapie lorsque l’on se sent bien.
Pourquoi ? Parce que loin des ruminations anxieuses et des émotions envahissantes, on peut prendre du recul par rapport à sa situation.
L’esprit apaisé, il devient possible de :
- Se remémorer le passé avec moins de biais dans le choix des événements.
- Explorer ses zones d’ombre sans la pression d’une problématique urgente.
- Identifier ses valeurs et les besoins qu’elles sous-tendent.
- Définir des objectifs permettant de construire une vie riche de sens.
En résumé, ce travail préventif permet d’être mieux préparé à affronter les épreuves de la vie et de tracer un chemin qui nous correspond réellement.
Comment savoir si l’on a besoin d’un psy ?
En dehors d’une psychopathologie avérée, il n’existe pas de « seuil officiel » justifiant une consultation.
Cependant, certains signes peuvent vous alerter :
- Un mal-être récurrent, dont vous ne comprenez pas la cause.
- La répétition persistante des mêmes schémas, malgré vos efforts.
- La sensation d’être bloqué dans une situation sans issue.
- Une insatisfaction constante de votre vie, sans savoir quels changements opérer.
- L’incapacité à traverser une épreuve, même avec le soutien de vos proches.
En résumé, il est important de se faire accompagner lorsque la souffrance perdure, malgré votre persévérance et l’accompagnement de votre entourage.

Est-ce vraiment utile de faire une thérapie ?
Pour répondre à cette question, voici trois idées reçues à déconstruire :
Le thérapeute reste silencieux et se contente de hocher la tête.
Hormis en psychanalyse freudienne, vous ne serez jamais confronté à une telle solitude.Relier sa souffrance à son passé, c’est de la psychologie de comptoir.
Faux : les neurosciences montrent que notre cerveau conserve des réflexes et comportements façonnés dès l’enfance, parfois inadaptés à notre vie adulte.Aller voir un psy est égoïste.
Au contraire, les bénéfices d’une psychothérapie se répercutent positivement sur vos proches.
La psychothérapie est donc très différente de l’image que l’on s’en fait et reste toujours bénéfique.
Le terme « psy » est utilisé sur ce site dans son sens courant. L’accompagnement proposé relève de la psychothérapie et ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique. Je suis psychopraticienne et n’exerce pas en qualité de psychologue ou de psychiatre au sens des titres réglementés par l’État.
